30 juill. 2026
| Basilique Saint-Just, Valcabrère
Victor Julien-Laferrière
Récital de violoncelle
30 juillet | 20h30
Basilique Saint-Just, Valcabrère
Durée : 1h30
Tarifs : 10€ à 45€
Ce concert donné par le directeur artistique du Festival du Comminges, Victor Julien-Laferrière, est consacré à deux sommets de la littérature pour violoncelle solo, espacés de quelque deux siècles, dont le premier est bien plus connu que le second.
De 1717 à 1723, Bach fut maître de chapelle à la cour du prince Léopold d’Anhalt-Köthen. Le prince est musicien et attentionné. Cette période heureuse de la maturité de Bach est propice à l’écriture de ses plus grandes œuvres instrumentales, dont les six suites pour violoncelle seul. A la différence de ses œuvres pour violon seul, elles n’exigent pas une virtuosité transcendante de la part de l’exécutant. Également à leur différence qui comptent trois suites de danses et trois sonates, les six suites suivent un plan traditionnel de suites de danse : un prélude ; une allemande ; une courante ; une sarabande ; des « galanteries » ; une pièce « double » : menuet, bourrée ou gavotte ; une gigue.
Les deux premières suites comportent un menuet, les suites III et IV une bourrée et les deux dernières une gavotte.
Les musicologues discutent encore du type d’instrument pour lequel ces suites sont écrites. Le fait est que cette question était relativement indifférente à Bach. La sixième suite en Ré majeur qui couronne l’édifice fut composée pour un violoncelle à cinq cordes, ce qui la rend plus difficile que ses sœurs à interpréter sur un instrument moderne à quatre cordes. Pablo Casals rapportait qu’il exécutait une suite chaque jour de la semaine, et le dimanche la seconde exécution de cette sixième suite.
Le XX° siècle redécouvrit l’art des pièces pour violoncelle solo (Reger, Kodály, Hindemith, Jolivet, Dutilleux entre autres). Kodály et son ami Bartók parcourent les campagnes hongroises pour noter les mélodies anciennes et leur structure afin de donner une base nouvelle à leur propre langage de compositeur. Ce travail d’ethnomusicologie (discipline qu’en pratique ils fondèrent) est encore précieux aujourd’hui. Le grand public a retenu peu d’œuvres de Kodály, et surtout des œuvres orchestrales et chorales. Mais son chef d’œuvre est pourtant probablement à l’opposé, une œuvre pour instrument solo, sa sonate pour violoncelle seul op. 8 de 1915. L’œuvre demande une grande virtuosité et est abominablement difficile. Le violoncelle est appelé par endroits à imiter les instruments les plus inattendus. Cette sonate est écrite en si mineur et comporte trois mouvements : Allegro maestoso ma appassionato ; Adagio (con grand’espressione) ; Allegro molto vivace.
Victor Julien-Laferrière, est à la fois violoncelliste virtuose et chef d’orchestre. Formé à Paris, Vienne et Salzbourg, il mène une carrière internationale comme soliste et chef invité. Il fonde en 2021 l’Orchestre Consuelo et collabore avec de nombreux artistes et orchestres prestigieux. Lauréat du Concours Reine Elisabeth 2017, il a reçu une Victoire de la Musique Classique en 2018.
Distribution
Victor Julien-Laferrière, violoncelle
Programme
Jean-Sébastien Bach
Suites n°6 pour violoncelle seul
Zoltán Kodály
Sonate op. 8
* Texte ci-contre de Gérard Bégni
Administrateur du Festival du Comminges
