17 août 2026

| Notre-Dame-de-l'Assomption, Cazères

trio miroir

Musique de chambre

17 août | 20h30

Notre-Dame-de-l’Assomption, Cazères

Tarifs : 15€ à 20€

Luigi Boccherini (1843-1805), compositeur et violoncelliste virtuose, a certes voyagé (Vienne, Paris, Madrid), mais une grande partie de sa production. A Madrid, il entre au service de l’Infant Don Luis et se lie d’amitié avec un quatuor à cordes composé du père Font et de ses trois fils, d’où certainement sa production pléthorique en quintettes à deux violoncelles. A la fin de 1777, Don Luis s’installe à Arenas de San Pedro avec sa cour. C’est là, dans un isolement espagnol forcé, que Boccherini composa l’essentiel de son œuvre. Il composa 42 trios à cordes avec numéros d’opus attribués par le compositeur, soit 30 au total pour 2 violons et violoncelle contre 12 pour violon, alto et violoncelle. Cette production s’étale sur une période de plus de trente ans (1760-1796). C’est l’un de ces 12 qui nous est donné dans ce concert.

Beethoven composa ses trois trios op. 9 en 1798, alors qu’il cherchait à occuper le devant de la scène musicale à Vienne. Il avait déjà composé quatre sonates pour le piano, mais remit à plus tard la composition de quatuors à cordes (op. 14, 1801). Le trio à cordes op. 9 n°1 se caractérise par un ton presque enjoué, une belle richesse harmonique et une belle virtuosité d’écriture dans le dialogue des trois parties.

Schubert était un jeune prodige qui composait de la musique de chambre pour la jouer avec sa famille, ses amis ou ses condisciples du Konvikt. Il n’y avait pas de virtuoses parmi eux et la formation de l’ensemble instrumental dépendait largement des rencontres et des circonstances. Cette musique d’écriture simple malgré son ton et ses harmonies parfois déjà schubertiennes était donc très ductile. Rien sinon le bon goût ne s’opposait à ce qu’on les transcrivit. Il en est ainsi de la première sonatine pour violon et piano. Le jeune Schubert ne se livre pas à une profonde réflexion sur le contraste des deux instruments. Le trio transcrit cette musique sous une forme homogène en termes de timbres qui lui convient parfaitement.

Dans une époque où la musique tendant à se durcir et s’intellectualiser, Jean Françaix, héritier d’une certaine tradition française, est resté fidèle à une écriture musicale pour le seul plaisir, s’inscrivant ainsi dans la lignée des compositeurs tels qu’Emmanuel Chabrier ou Francis Poulenc, préférant persévérer dans la musique tonale plutôt qu’explorer le sérialisme. Malgré sa proximité et ses contacts avec le Groupe des Six, le compositeur ne se plia pas à un mouvement en particulier et resta toujours à l’écart musical. Le trio à cordes de 1933, d’une belle écriture technique, répond pleinement à ces options.

Le Trio Miroir est né d’une profonde affinité musicale et amicale entre 3 instrumentistes à cordes. Charlotte Juillard (violon), Grégoire Vecchioni (alto) et Christophe Morin (violoncelle), 3 chambristes hors-pair venus d’horizons différents (Malher Chamber Orchestra, Orchestre de l’Opéra de Paris, Quatuor Zaïde, Van Kuijk…), se sont chacun constitué une forte identité artistique. C’est en 2019, lors des Rencontres Musicales d’Évian, qu’ils décident naturellement d’unir leurs talents pour explorer d’avantage le répertoire de la musique de chambre par le prisme pertinent du trio à cordes.

Distribution

Charlotte Juillard, violon
Grégoire Vecchioni, alto
Christophe Morin, violoncelle

Programme

Luigi Boccherini
Trio en ré majeur op. 14 N°4
Allegro, Largo, Allegro, molto

Jean Français
Trio

Transcription de la première sonatine de Franz Schubert en D Major d384

Ludwig van Beethoven
Trio G Major op. 9 n°1

Texte ci-contre de Gérard Bégni
Administrateur du Festival du Comminges